Sanguinaria Elixura

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 Iwan Arnbjörn

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Iwan Arnbjörn
Chercheur en Génétique [Serpent]
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Nombre de messages : 3
Date d'inscription : 12/08/2005

MessageSujet: Iwan Arnbjörn   Sam 20 Aoû à 18:32

Nom : Arnbjörn
Prénom : Iwan

Âge : Quatre-vingt-huit ans
Date de naissance : Cinq février
Lieu de Naissance : Stockholm, Suède
Nationalité : Suédois, naturalisé Français

Race : Vampire
Clan : Serpents
Rang : Chercheur dans la génétique

Famille : Son père est à Paris, exerçant le métier de médecin, mais il a renié le reste de sa famille, même sa mère.

Histoire :
1762.
Conséquence d’une longue suite de cris aussi aigus qu’intenses, Iwan vit le jour, ou plutôt le chandelier dans la chambre luxueuse de sa mère. Cette dernière se faisait accoucher par le père du petit, qui n’était juridiquement pas son mari. En effet, le médecin qui la suivait depuis neuf mois déjà était l’amant de cette dame aux longs cheveux blonds, épais, se divisant sur ses épaules blanches. Son mari étant pris d’un malaise dès qu’il voyait un accouchement attendait patiemment dans l’antichambre, une tasse de thé entre les doigts, ses trois enfants aînés avec la nourrice. Il n’aimait pas sa femme, qui lui avait été offerte dans le cadre d’un mariage arrangé, et avait déjà salué la beauté de maintes et maintes maîtresses. Il se nommait Sǿren Sven Arnbjörn, et était persuadé que sa femme, Gloria, lui tenait fidélité avec une rigueur irréprochable.
Pourtant, dans cette chambre aux rideaux du lit à baldaquin de soie, s’échangeaient des regards qui s’attelaient amoureusement à la conscience parentale. Le médecin, Ludvig, un jeune homme qui venait d’être officiellement nommé professionnel était passionnément amoureux de cette femme qui venait de faire éclore ses vingt-quatre ans, et qui était pourtant mère de bientôt quatre enfants. Il regardait son visage luisant de sueur, et l’enfant qui arrachait enfin son premier cri à ses poumons au diamètre si misérable. En fait, Ludvig se demandait s’il devait ouvrir la porte tout de suite pour annoncer la naissance ou embrasser Gloria. Une lueur grise, fougueuse, alluma le regard du jeune homme et il posa ses lèvres sur celles de la jeune femme.
Il essuya ensuite l’enfant, essayant de guetter le même gris dans les yeux du petit que dans les siens, sachant pertinemment qu’à la naissance ils portaient tous la couleur bleue. Il ouvrit enfin la porte massive, boisée, et déclara d’une voix solennelle :

« Votre enfant est né.
- Fille ou garçon ?
- Garçon. »

Un sourire satisfait traversa le visage de Sǿren. Il se leva, posa la tasse sur le plateau que lui tenait la servante et alla voir sa femme plongée dans une torpeur comateuse. L’accouchement l’avait épuisé. En vérité, il regardait bien plus l’enfant reposant au creux de son bras empêtré dans un nœud chaud de draps de luxe. Il ne le toucha pas, le considérant juste avec un regard vaguement intéressé puis laissa sa femme trempée de sueurs et passa à côté du médecin, lui ordonnant de rester avec elle.

« Je veux qu’elle soit réveillée d’ici une heure, qu’elle soit lavée et apte à parler. Quant à l’enfant, je chargerai la nourrice de s’en occuper. »

Il appela la nourrice d’une voix dure, et regarda le jeune médecin avec un mépris qu’il accordait à tout individu plus jeune que lui. Ce qui l’étonnait le plus chez Ludvig, c’était sa beauté dangereuse, d’un blond presque blanc, tant l’éclat qu’il dégageait éclaircissait naturellement sa chevelure. Il fut alors pris d’un affreux doute, regarda Gloria les paupières closes, l’œil suspicieux. D’une voix basse, grave et indiscutable, il lui lança :

« Je ne veux plus vous revoir ici. Compris ? »

Ludvig voulut répondre mais les yeux regorgeant de larmes dissimulées, il acquiesça, les lèvres serrées. Sǿren quitta enfin la pièce. Le médecin referma la porte, admira l’auréole de cheveux blonds autour de la tête de la jeune femme. Il caressa son front, jusqu’à ce que la porte s’ouvre à nouveau. La nourrice s’était emparée du petit et ressortait à présent. Une larme se mêla à la sueur de Gloria ; c’était celle du jeune homme. Il la réveilla, les paupières se levèrent lourdement. Il lui expliqua ce que son époux voulait, elle acquiesça, lui demanda de l’aide pour se lever. Elle ne voulait plus le regarder. Elle était assise sur le lit, le médecin à genoux devant elle. Des larmes coulaient à présent le long de sa joue, mais ça n’avait rien de ridicule. Au contraire, c’était d’une masculinité, d’une force qui ébranlaient Gloria avec la puissance d’une cavalerie dévastatrice.

« Gloria, je vous demande juste quelque chose. Avant d’appeler vos servantes pour vous laver et vous choisir une robe, restez un peu avec moi. Une dernière fois. Juste cela, Madame, et je m’en irai. Vous ne me reverrez plus. Vous ne ferez que voir en notre fils le souvenir de mon amour pour vous. »

Les yeux verts de la jeune femme se plongèrent dans les yeux gris de son amant et ses mains vinrent caresser la douce tête blanche. Elle avait à présent son visage entre ses mains, en conservant l’image pour le reste de sa vie. Il bascula sa tête en avant, de façon à être lové contre la poitrine de la belle femme qui caressait à présent sa nuque et ses épaules. Les larmes se mêlèrent sans un sanglot. Juste les pointillés argentés des pleurs sur les joues. Elle se défit de lui et appela une servante.

Elle fut lavée. Fatiguée, malheureuse, mais propre.
L’enfant fut prénommé Iwan. Sǿren avait choisi le prénom depuis longtemps déjà. Gloria le choisit comme préféré parmi ses quatre enfants. Elle avait eu à dix-neuf ans des jumeaux, Tomas et Kurt, et à vingt-deux ans une petite fille, Maria. Tous de Sǿren sauf Iwan. Pourtant, Sǿren le détesta. Il se doutait certainement de quelque chose, et prenait les jumeaux en son affection. Iwan grandit dans l’ombre de ses frères, lui-même persuadé que quelque chose clochait chez lui, qu’il n’était pas pareil que les autres. En revanche, il était gâté des vêtements les plus beaux, les plus luxueux, de la chambre la plus grande et du lit le plus large. Il avait vite appris à se contenter du vaste amour de sa mère, et de la compagnie de sa sœur qui ne voyait en lui aucune potentielle rivalité contrairement aux jumeaux. Entouré de femmes, il était heureux, s’en rendait compte. Il réfléchissait beaucoup, c’était un enfant dont les réflexions sur la vie et le monde mettaient mal à l’aise. Sǿren fit vite de lui interdire de parler à table, préférant glorifier les banales ambitions de Tomas et les rêves tous financièrement réalisables avec la fortune de la famille.

Gloria, elle, était souvent pensive. Elle pensait certainement au visage lisse et franc de Ludvig, ou peut-être à la beauté croissante de son petit dernier. Elle insista pour que celui-ci ne soit pas lavé, ni nourri par les nourrices pour s’en charger elle-même. Une tignasse blonde venait doucement orner sa tête, alors qu’un vert calme éclatait autour de la pupille d’Iwan.

On lui apprit à lire, à écrire, et moins du vingtième de la population de Stockholm possédait la science que le garçon avait à douze ans. Il aimait particulièrement la machine des mathématiques, qui désorganisait complètement les croyances et certitudes de son esprit. Il était particulièrement silencieux et sage, ce qui agaçait Sǿren qui aurait préféré voir chez lui une once de turbulence pour pouvoir la blâmer. Il n’était pas aveugle, il voyait bien ces cheveux très blancs qui recouvraient la tête de celui qui aurait du être son fils. Il ne pouvait pas accuser sa femme d’adultère, lui-même sachant qu’elle voyait défiler une dizaine de jeunes demoiselles par semaine.

Iwan apprit le latin, le grec et le français, la géométrie la plus complexe et l’algèbre le plus infaisable. Il était devenu un garçon particulièrement cultivé, assoiffé de la vérité la plus concrète plutôt que de regarder dans le passé de sa mère pour voir qui il était vraiment. Génétiquement.

Aux quatorze ans d’Iwan, Sǿren fut pris d’un cancer incurable. La maladie le rongea en deux ans, alors que les jumeaux avaient vingt et un ans, mariés, et que Maria en avait dix-huit et devait effectuer son mariage le mois suivant. Gloria et Iwan furent soulagés, comme liés par le même désir de liberté, de connaissance, d’amour. Aussi, lorsque Gloria chuchota à l’oreille du jeune Iwan qu’il pouvait trouver son vrai père à Paris, cela ne l’étonna pas. Mais il ne voulait pas aller le rencontrer. Il lui annonça pourtant un matin qu’il partait à Paris. Pas pour son père, ce qui aurait pu sembler évident. Pour être libre. Libre de bouger. D’aimer. De rire. De chanter. De vivre. Il fit faire ses valises et arriva là-bas, faisant la tournée de chaque bars mal famés de la ville. Il s’étonna lui-même en regardant plus les jeunes hommes, leur platitude physique, plus que les contrées vallonnées des femmes. Il en embrassait des femmes, mais jamais une étincelle ne pouvait éclore au bout de ses lèvres. Alors, quand ce beau jeune homme le prit dans ses bras et qu’Iwan avait dix-huit ans, il connut toutes les passions, aussi ardentes soient-elles. Il rentra à dix-neuf ans à Stockholm.

« Alors, Iwan… Vous avez trouvé votre père ? »

Le visage de sa mère était éclairé d’espoir, d’étoiles que son fils ne lui connaissait pas. Il la regardait, ses mains dans les siennes, et se promit silencieusement d’y retourner pour véritablement le retrouver. Elle le prit dans ses bras, réponse à son silence, et il sentit entre les filaments de ses cheveux des perles de pluie qui n’y ressemblaient pas. Il n’avait jamais vu sa mère pleurer de sa vie, et sentir contre son cœur la force de celui de sa mère l’ébranla autant que les larmes de Ludvig ébranlèrent sa mère il y a dix-neuf ans de cela.

Il prit une année pour mettre les choses au point, pour étudier de nouveau, laissant la science s’adapter à son cerveau, et à vingt ans il retourna à Paris. Un médecin nommé Ludvig Getten, un Suédois, ça ne se trouvait pas partout. Il le trouva enfin. Oh oui. C’était un homme de quarante ans. Aussi blond que lui, des yeux gris, une barbe de trois jours virilisant sa mâchoire. Iwan crut s’y voir, s’il n’y avait ses propres yeux verts qui divergeaient de la grisaille qui rongeait la pupille de son père. Il était médecin prestigieux à Paris, reconnu pour son accent nordique et ses performances psychologiques sur les patients.

« Iwan ?
- Oui. »

Ils s’étaient reconnus. Il le fit entrer et il fit passer ses derniers patients. Iwan prit son inspiration, l’observant silencieusement. Ils restèrent ainsi. Puis, tout à coup, Ludvig fit apparaître deux crocs aiguisés, pointus à souhait. En vérité, il avait été mordu il y a dix ans de cela, dix ans après la naissance d’Iwan. Les crocs se plantèrent dans la gorge charnue. Les yeux du garçons se révulsèrent, il fut agité de spasmes, tandis que le médecin but un peu moins d’un litre de son sang. Avant qu’Iwan ne tombe dans une inconscience intégrale, il lui murmura :

« Tu es mon fils maintenant. »

Noir.
Noir.
Noir.
Iwan se réveilla enfin. Dans un lit du cabinet de médecin. Ludvig nettoyait ses instruments. Il regarda son fils tout en agitant ses mains autour des objets métalliques. Il lui sourit, puis lui lança d’une voix tout à fait naturelle :

« A présent je t’emmène à Oslo. J’ai quelque chose à te montrer. »

Il lui montra toutes les infrastructures vampiriques de paris, les Serpents, toute la philosophie qui entourait cette ville et ce clan. Iwan fut victime d’un véritable lavage de cerveau, voulant intégrer le clan au plus vite. Mais son père lui signala qu’il était bien jeune et qu’il valait mieux attendre un peu, le laisser s’épanouir dans son vampirisme. Iwan acceptait plutôt bien cette nouvelle forme après une stupeur indéniable. Il était le fils d’un père. Enfin.

Puis, il étudia de plus près la génétique. Des animaux, des gens, des végétaux. Il s’en passionna, sous l’œil avisé de son père. Au bout de cinquante ans d’études poussées, de voyages, d’apprentissage pour être vampire, Ludvig lui proposa enfin :

« Être chercheur dans la génétique. C’est ton avenir. »

Il établit domicile à Paris, avec son père.
Un avenir se dessinait enfin.

Profil psychologique :
Iwan est quelqu’un qui aime le luxe, qui est délicat, maniéré, distingué. Sensuel, son silence laisse place à un langage corporel le plus raffiné qui soit, orchestré par des regards, des inclinaisons de la tête, des hochements d’épaule, des rejets de chevelure, des articulations de la main, des croisements de jambes. Rien n’est laissé au hasard, et s’il ne parle pas beaucoup, il est très expressif, voire démonstratif. Il n’aime pas se moquer des gens, mais le fait sans réels remords si c’est nécessaire. S’il est fasciné par quelque chose, c’est bien par les humains, qu’il aime anormalement décortiquer. Mais surtout, Iwan est ambitieux, très ambitieux. Et pour avancer, il fera n’importe quoi. Si Iwan est homosexuel, il ne refusera certainement pas les avances des femmes, mais il ne faudra pas lui demander de les aimer. C’est un scientifique né, qui préfère demeurer être de science qu’être heureux.

Description physique :
Haut d’un mètre soixante-dix, Iwan n’est pas très grand. Il possède des grands yeux, verts, qui rappellent un peu ceux d’un serpent, éclairés par une lueur qui ne présage rien de bon. Ses cheveux, tignasse épaisse au sommet de son crâne, sont d’un blond profondément tirés vers la clarté, d’un blanc impressionnant mais pas si original pour quelqu’un originaire de Suède. Habillé avec richesse, paré de bijoux et d’élégance, son accent nordique ajoute quelque chose à son charme froid, réchauffé uniquement par ce regard langoureux, une pâleur faisant ressortir leur vive étincelle.

Signes particuliers : la blancheur de ses cheveux.
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Astarté De Frémont
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Date d'inscription : 30/06/2005

MessageSujet: Re: Iwan Arnbjörn   Sam 20 Aoû à 21:24

C'est parfait, une très belle fiche, agréable à lire. Wink

Présentation Validée. Bienvenue chez les Serpents ! Wink

_________________
Bois ce que t’offrent mes cuisses,
Une pluie de mensonges, un spectacle maudit,
Une poitrine qui n’a jamais nourrit.
Une Aphrodite pour des âmes mortelles
Jouant à cache-cache dans des rôles lubriques.


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